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Prix des lycéens 2009

  Samedi 4 Avril 2009 à 11h30

   Prix Littéraires des Lycéens de la ville de Gujan-Mestras

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flechesrougemini.jpg Remise du Prix littéraire des Lycéens.


flechesrougemini.jpg Lancement de l'Opération "Livres en balade".

 

 

 

Le samedi 4 Avril 2009 à 11h30 à la Médiathèque en présence de l'auteur Frank Andriat, auteur de "Tabou".

IMG_5093.jpg    IMG_5082.jpgIMG_5087.jpg

 Prix des lycéens de la ville de Gujan-Mestras 2009

Lauréat / JEUDI 12 mars 2009 vote des 3 lycées

Tabou de Franck Andriat , éditions Mijade, 2008 : 60

Un lieu incertain de Fred Vargas , éditions Viviane Hamy, 2008 : 74

Le combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat , éditions Gallimard, 2006 : 45

 

PRIX LITTERAIRE DES LYCEENS De la ville de Gujan-Mestras 2009.

La ville de Gujan-Mestras propose pour la deuxième année aux lycéens des établissements de la COBAS de participer à un prix littéraire.
La première édition de ce prix s’est déroulée au cours de l’année scolaire 2007/2008, permettant à 170 élèves, de la seconde à la terminale, d’élire le roman de leur choix.
Le lancement du Prix 2008/2009 a eu lieu le 21 octobre 2008, à 10 heures au Lycée Condorcet d’Arcachon, et le 23, à 10 heures au Lycée Saint-Elme d’Arcachon, puis à 15 heures, en présence de Madame Le Sénateur Maire, au Lycée de la Mer.

Une sélection de sept titres a été proposée à la lecture des jeunes élèves. Cette sélection est composée de romans, de langue française, publiés au cours des 3 dernières années :

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery, éditions Gallimard, 2006
Tabou de Franck Andriat, éditions Mijade, 2008
Chagrin d’école de Daniel Pennac, éditions Gallimard, 2007
Un lieu incertain de Fred Vargas, éditions Viviane Hamy, 2008
Le combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat, éditions Gallimard, 2006
Le commando des immortels de Christophe Lambert, éditions Fleuve Noir, 2008
Itsik de Pascale Roze, éditions Stock, 2008

L’objectif de cette action est de permettre aux lycéens :
- une découverte de la littérature contemporaine
- une lecture active qui les amènera à exprimer leur point de vue de différentes manières (critiques littéraires, lectures publiques…)
- une participation à un temps fort de la commune
- une rencontre avec les métiers de la chaîne du livre

Le Prix Littéraire de la ville de Gujan-Mestras est organisé en partenariat avec :
- La Librairie Générale d’Arcachon
- L’Association des Amis de la Bibliothèque de Gujan-Mestras
- L’Association Lire et Délire(s)
- Les Lycées Condorcet et Saint-Elme d’Arcachon et le Lycée de la Mer de Gujan-Mestras

Les prochaines étapes : JEUDI 12 février 2009
de 8 heures à 9 heures au Lycée Condorcet.
de 10 heures à 11 heures au Lycée Saint-Elme.
de 16 heures à 17 heures au Lycée de la Mer.
3 rencontres avec les classes pour sélectionner les trois derniers titres à concourir.

Le vote final aura lieu entre le mardi 3 et le vendredi 6 mars 2009.
La remise du Prix aura lieu, en présence des lycéens et de tous les partenaires, avant les vacances scolaires de printemps ET SI POSSIBLE ENTRE LE 21 MARS ET LE 5 AVRIL 2009.

flechesrougemini.jpg  Les ouvrages. 

mourlevatcombatdhhiver.jpg  commando des immortels.jpg chagrin decole.jpg

 Herisson.jpg un lieu incertain.jpgTABOU.jpg

Le combat d'hiver / Jean-Claude Mourlevat
Le commando des immortels / Christophe Lambert
Un lieu incertain / Fred Vargas
Itsik / Pascale Roze
Chagrin d'ecole / Daniel Pennac
L'élégance du hérisson / Muriel Barbery
Tabou / Frank Andriat

       

flechesrougemini.jpg Sélection de TROIS titres / JEUDI 12 février 2009 Lycée de la Mer  

Le combat d'hiver / Jean-Claude Mourlevat (82 votes)
Le commando des immortels / Christophe Lambert (61 votes)
Un lieu incertain / Fred Vargas (87 votes)
Itsik / Pascale Roze (22 votes)
Chagrin d'ecole / Daniel Pennac (22 votes)
L'élégance du hérisson / Muriel Barbery (52 votes)
Tabou / Frank Andriat (68 votes)

 

Chagrin d’école De Daniel Pennac

Editeur : Gallimard 2007

 

chagrin decole.jpgChagrin d’école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l’école du point de vue de l’élève, et en l’occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d’angoisse et de douleur.

 

Encore un livre sur l'école ? Non, un livre sur les cancres, nourri d'un témoignage personnel. Car Daniel Pennac, l'écrivain comblé, l'auteur de La Fée Carabine (Gallimard, 1987 et "Folio" nº 2043), l'inventeur de Monsieur Malaussène (Gallimard, 1995), a été un cancre...
Daniel Pennac est un rescapé, qui doit la vie à trois ou quatre sauveteurs. Et d'abord à son professeur de français en troisième, qui eut l'idée géniale de l'exonérer de dissertations pour lui commander un roman. Pour la première fois, le cancre sortait la tête de l'eau...
Ne faut-il pas inviter les jeunes à s'approprier la littérature ? "S'immerger dans la langue, tout est là. Le savoir est d'abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui le transmet." Parole d'amoureux.

Robert Solé - Le Monde du 19 octobre 2007

 

 

Daniel Pennac


Né à Casablanca, Maroc en 1944

Daniel Pennacchioni grandit en Afrique et en Asie du Sud . Il obtient sa maîtrise de lettres à Nice et commence par être professeur dans un collège de Soissons . Il s'installe à Belleville , qu'il se plaira à décrire dans ses romans . En 1973, il publie son premier essai , 'Le Service militaire au service de qui ? ', un pamphlet sur le service national. Puis il écrit pour les enfants. En 1985, il donne le jour à la famille Malaussène avec ' Au bonheur des ogres '. Il y impose son style : rythmé, glissant, espiègle. L'alchimie se produit, et avec ce qui devient la saga des Malaussène (' La Fée carabine ', ' La Petite Marchande de proses ' - prix Inter 1990 -, ' Monsieur Malaussène ' et ' Aux fruits de la passion' ) naît une potion de succès. Potion qu'il épice en 1992 par un essai sur la lecture, ' Comme un roman' , dans lequel il définit les droits du lecteur. En 1997, autre roman, ' Messieurs les enfants ', ou un conte adressé aux grands enfants que nous sommes tous, avec une adaptation cinéma à la clé, par Pierre Boutron . ' Merci ' paraît en octobre 2004 aux éditions Gallimard . En 2006, Daniel Pennac sort encore ' Nemo par Pennac ', un ouvrage dans lequel il présente le parcours du dessinateur Nemo , qui illustre depuis plusieurs années les murs de son quartier, Belleville, puis ' Chagrin d'école' en 2007.

Avant d'être enseignant puis auteur à succès, Daniel Pennac fut d'abord un cancre. Un élève nul en tout qui au mieux fait rire les autres et s'installe direct au fond de la classe. «Que dire ?», écrivent des profs las sur ses bulletins scolaires. La légende familiale veut qu'il ait mis un an à apprendre la lettre a...
Chagrin d'école pourrait être lu, tout simplement, comme l'hommage d'un cancre à ses parents. A sa mère centenaire, éternellement inquiète pour son avenir, qui lui demande encore : «qu'est-ce que tu fais dans la vie ?» Et à son père, qui l'aimait avec une ironie distante. Un jour de grosse déprime, Daniel regardait de sa fenêtre les falaises alpines avec de sombres pensées. Son père frappe alors à la porte et passe la tête par l'entrebâillement : «Ah ! Daniel, j'ai complètement oublié de te dire : le suicide est une imprudence.»

Véronique Soule - Libération du 11 octobre 2007

 

 

 

 

L’Elégance du hérisson de Muriel Barbery

Editeur : Gallimard 2006

 

 

 

Herisson.jpg« Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle , un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l' idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants ».

« Je m'appelle Paloma,j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

 

 

La surprise est jolie et le succès mérité pour cette enseignante en philosophie qui croque de si réjouissante façon les personnages et les situations...
Les plaisirs minuscules de l'existence, ces instants parfaits où, parfois, tout bascule, Barbery les saisit avec la nostalgie atemporelle d'un Marcel Proust et la fraîcheur d'un Philippe Delerm. Drôle, intelligent et servi par une langue mélodieuse, ce conte philosophique a quelque chose de japonais : gravement léger, aérien comme un haïku.

Anne Berthod - L'Express du 23 novembre 2006

 

Un véritable coup de coeur pour ce roman où se mêlent philosophie et petit salé aux lentilles.
Renée n'est pas celle qu'on croit, elle se conforme à l'image de la concierge vielle, laide et bête, mais elle lit Kant et écoute de la musique classique dans l'arrière cuisine.
Colombe, elle, a 12 ans et ne supporte pas ce monde de faux semblants dans lequel elle vit. Elle a donc décidé de se suicider le jour de ses 13 ans.
Merveilleuse galerie de portraits de ces habitants d'un riche hôtel particulier parisien. Regard aiguisé, désabusé.
On rit énormément et malgré tout le roman se termine par une forte émotion qui vous laisse les larmes au bord des yeux.

Valérie Broutin de la librairie L'HORIZON à BOULOGNE SUR MER, France

 

 

Elle dit également qu'elle écrit de manière désordonnée - alors que dans son livre, c'est justement cette structure de narration alternée et très travaillée que l'on remarque, de même que l'architecture savamment étudiée d'une galerie de personnages animée par trois acteurs forts et psychologiquement bien pensés : la concierge, l'adolescente riche et surdouée qui veut se suicider, et le nouveau locataire japonais, riche également, veuf, et amateur d'art - il y a de belles envolées sur l'art et la culture dans cet ouvrage. Renée, n'est pas ce que l'on peut appeler une héroïne, et elle n'est même pas sympathique - au début tout au moins. Cette concierge de 54 ans, qui officie depuis près de trente années au 7, rue de Grenelle, est une veuve, «rarement aimable», «une haleine de mammouth», «petite, laide, grassouillette», «des oignons aux pieds», qui manie l'ironie avec générosité. Personne n'échappe à ses sarcasmes. En fait, derrière la concierge se cache une férue de philosophie. Les apparences sont trompeuses : c'est l'un des messages simples de ce récit, écrit dans un style vraiment piquant, drôle, léger et érudit. Un roman qui pourrait entrer dans le registre des contes, sans leur côté puéril, avec une dose d'insolence même. Bien sûr, il est difficile d'expliquer les raisons d'un succès qui a été, avant tout, porté par le formidable travail des libraires - Muriel Barbery a d'ailleurs décroché le prix des libraires. Mais on peut dire que c'est un livre bien. De L'Élégance du hérisson, son auteur souligne qu'elle s'est fait plaisir en l'écrivant. Un plaisir largement partagé.

Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 10 mai 2007

 

 

Née à Bayeux en 1969 Avec sa prose mordante et ses personnages insolites, Muriel Barbery a fait une entrée fracassante dans le club des auteurs à succès. Agrégée et enseignante de philosophie , elle prend sa plume en 2000 pour écrire son premier roman et publie ' Une gourmandise ', dans lequel un critique gastronomique à l'agonie est en quête d'un goût inconnu. Après le succès aussi fulgurant qu'inattendu de ce premier opus , Muriel Barbery sort en 2006 un second livre , ' L' Elégance du hérisson '. Elle y raconte les destins croisés d'une concierge férue de culture, d'une petite fille bourgeoise et d'un riche Japonais . Avec cette satire sociale à l' humour tendre, Muriel Barbery conquiert - essentiellement grâce au bouche à oreille - un lectorat de plus en plus grand et s'impose comme un écrivain majeur de la littérature populaire .

 

 

 

 

 

Itsik De Pascale Roze

Editeur : Stock 2008

 

itsik.jpgItzhak Gersztenfeld est né à Varsovie en 1904, dernier d'une famille de neuf enfants. C'est le plus blond, le plus doux, le plus silencieux. Il vit dans le quartier juif où il y a peu de travail et peu d'argent. Même s'il aime sa vie, il devra s'en aller, comme beaucoup des siens, devenir un oiseau, comme le petit Itzik.

Pour Myriam, qu'il aime et qui préfère une existence moins rude, il part pour Berlin où son frère aîné dirige un atelier de confection. Puis il s'enfuit vers la France, travaille à la mine avant de gagner Paris où les siens l'accueillent. Dans la capitale il peut enfin fonder une famille avec Myriam et un atelier de tricot. Mais l'Histoire gronde. Accords de Munich. Invasion des Sudètes. Nuit de cristal. Armistice. Le danger se rapproche, si inconcevable. Lorsque Itzhak est convoqué par les autorités françaises en mai 1941, il ne se dérobe pas. Il est emmené au camp d'internement de Pithiviers. Lorsqu'il obtient une permission de sortie, il ne fuit pas non plus. N'a-t-il pas promis de revenir ? Le 24 juin il monte dans un train qui le conduit à Auschwitz. Il n'en reviendra pas.

 

 

L'histoire d'Itsik est celle d'une fuite naïve vers le bonheur, vers la survie des siens. "Serrée et lumineuse (...) elle se tient parmi les autres au-dessus de nos têtes (...) ouverte comme les lèvres d'une blessure qui ne peut se refermer." Une plaie béante d'où s'échappent les maux du silence, du déracinement, de la misère ; d'un destin emporté par l'Histoire et la folie exterminatrice. Les maux et les douleurs d'une vie ordinaire que Pascale Roze restitue dans un roman bouleversant de justesse et de dignité.

 

Christine Rousseau - Le Monde du 24 avril 2008

« Ce récit très simple, raconté avec une mélancolie prégnante, est chargé d’émotion et de références littéraires. On est toujours aussi frappé par l’incroyable aisance avec laquelle Godbille est passé de la haute finance à la littérature, avec laquelle il superpose simplement la vie de ses personnes sur la sienne. Comme un jeu de miroirs biographique modéré et chantant. »

Sud-Ouest, 17 février 2008.

 

Il y a deux ans, déjà, elle captait avec justesse les moeurs de la Cochinchine française des années 1950. Rebelote cette année, avec un sujet beaucoup plus sensible - le bref itinéraire, de Varsovie à Auschwitz, via Paris, d'un jeune juif polonais - et risqué, tant la «thématique» est quasi quotidiennement alimentée par de poignants témoignages de première main. En réalité, tout sonne juste dans ce court roman, aussi sobre qu'émouvant

 

Marianne Payot - L'Express du 27 mars 2008

Bertrand Godbille vit à Paris. Il a publié aux Editions Anne Carrière Los Montes et Pour cause d’inventaire.

Il vénère Marguerite Duras, Patrick Modiano, Jean-Marie Le Clézio, au point d'en collectionner les éditions originales. Né à Hanoï avant que sa famille regagne Lille en 1947, Godbille décroche une licence de lettres, intègre Sciences Po et bifurque vers le droit. Par hasard, il entre dans la banque.

 

 

 

Pascale Roze

Née en 1954 à Saïgon au Vietnam, elle passe son enfance en Indochine, déménageant d'un port à l'autre pour suivre son père, officier de marine. Entreprenant des études de lettres, elle les abandonne lorsqu'elle découvre le théâtre. Elle crée alors avec des amis, La Compagnie de l'Elan. Comédienne, elle écrit des pièces et publie un recueil de nouvelles.
En 1996, avec
Le Chasseur zéro elle obtient le prix Goncourt.

 

 

 

 

 

  Le Combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat

Editeur : Gallimard Jeunesse 2006

 

 

mourlevatcombatdhhiver.jpgAu coeur d'un pays imaginaire, des jeunes gens, tous orphelins, sont détenus dans un internat qui ressemble à une prison. Cet hiver-là, une lettre mystérieuse leur révèle qu'ils sont les enfants d'une génération d' hommes et de femmes éliminés , une quinzaine d'années plus tôt, par la faction totalitaire qui a pris le pouvoir. Quatre d'entre eux choisissent de s'évader pour reprendre le combat perdu jadis par leurs parents. Mais il leur faut déjà échapper aux terribles ' hommes-chiens ' lancés à leur poursuite dans les montagnes glaciales

 

 

 

Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs).
Il exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé "Guedoulde", spectacle joué plus de six cents fois en France et à l'étranger. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare.
Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman,
La Balafre.
Jea
n-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.

 

Les adultes et les adolescents touchés par la pulsation romantique de l’existence, par la grâce du chant Malherien ou par l’absurde et le sens de la révolte de Camus ne peuvent -et ne doivent pas- passer au travers de ce roman.
N’hésitons-pas à le dire : « Le Combat d’Hiver » est une des grandes réussites de la rentrée littéraire, toutes catégories confondues, renvoyant à leurs chères études toute une palanquée de scribouillards occupant à tort les étals de vos libraires préférés.
Une belle prose au service d’une belle histoire, propre à émouvoir de 7 à 77 ans.
Coup de cœur à acheter séance tenante.

 

Stéphane Pons – Site YoZone

  

 

 

 

 

Le commando des immortels   d e Christophe Lambert

Edition : Fleuve Noir 2008

 

commando des immortels.jpg Au lendemain de Pearl Harbor, l'armée américaine est en déroute dans le Pacifique. Les japonais s'apprêtent à conquérir la Birmanie. Les Etats-Unis décident de faire appel aux êtres les plus aguerris aux combats en forêt, un peuple en harmonie avec la nature et aux sens plus développés que ceux des humains: les Elfes. Ils ne sont plus qu'une poignée et vivent dans la dernière réserve du territoire américain. Le gouvernement leur promet une véritable reconnaissance et les Elfes acceptent d'envoyer cinq des leurs former les soldats en Asie. A une condition emmener avec eux un vieil Anglais spécialiste de l'elfique, un professeur nommé... J. R. R.Tolkien. Au cœur d'une jungle hostile, le cauchemar commence pour les humains et les Elfes...

 

 Peu de gens savent que les américains ont utilisé pendant la guerre du Pacifique des commandos d’indiens navajos. Cet épisode méconnu de l’épopée des Chindits, ces forces spéciales composées d’autochtones aguerris aux combats dans la jungle, se doubla-t-il d’un autre, encore plus secret, des elfes, recrutés par le Pentagone, qui n’acceptèrent d’aller au front qu’accompagnés d’un vieil universitaire britannique, un original nommé… J.R.R. Tolkien ? Dans un environnement hostile où la mort est omniprésente, et qui fait penser au « Cœur des ténèbres » de Conrad, chacun fraiera son chemin, assurant à la fin aux alliés une victoire sur les japonais qui était pour le moins incertaine. Mais tout ceci ne s’est-il pas déroulé sur une autre terre, dont Celle du Milieu, chère à l’auteur du « Seigneur des anneaux » constituerait l’interface ? Si Gandalf n’y retrouverait pas ses hobbits, on sera quand même sensible à cette fantaisie guerrière, où, campant sur les traces des séries B hollywoodiennes – « Aventures en Birmanie » de Raoul Walsh n’est jamais loin – l’auteur rend hommage à Tolkien tout en proposant sur le second conflit mondial un point de vue… elfique.

François Rahier, Sud-Ouest Dimanche - 6 septembre 2008

 

Après La Brèche (2005) et "Zoulou ? Kingdom" (2007), Christophe Lambert signe un troisième roman aux Editions Fleuve Noir, "Le Commando des Immortels". S’il s’avance sur les terres de cette fantasy si débordante, il le fait en convoquant des elfes pour seconder les Américains dans leurs combats face aux Japonais dans les îles du Pacifique. Nous sommes au lendemain du choc de Pearl ? Harbor.
Dans ce roman de guerre en territoire très hostile (la jungle birmane), Christophe Lambert fera se rencontrer un peuple éminemment magique et le père de la fantasy, un certain
? Tolkien.Avec l’imagination fertile de l’auteur, la rencontre peut-être bien sympathique.

Fabrice Leduc – Site Yozone.fr – août 2008

 

 

Mylène Mouton vit en Chartreuse. Elle a deux enfants. Son 1er roman, Soleils d’Ocre, dans lequel une vieille femme narre ce que fut sa vie à sa petite-fille, il y a douze mille ans sur les contreforts de Chartreuse, est paru en 2007.
Un récit intemporel dans la lignée des romans ethnologiques de Jorn Riel.

 

  

 

 

 

Tabou de Franck Andriat

Edition : Mijade 2008

 

TABOU.jpgLoïc est mort. Loïc s'est suicidé parce qu'il n'acceptait pas son homosexualité. Dans sa classe, c'est la conster­nation. Personne ne se doutait de rien. Sauf Philippe à qui Loïc a parlé quelques jours avant de se pendre, à qui Loïc a fait promettre de ne pas dévoiler son secret.
Tabou. Il y a des sujets qu'on hésite à aborder. Parce que c'est plus facile. Plus lâche aussi, mais ça, on préfère l'oublier. Tabou. Quand on est différent, c'est difficile, mais c'est aussi tellement riche. Loïc s'est tu et il est mort. Aurait-il pu tendre la main vers les autres, aurait-il pu apprendre à s'aimer ? Ses amis, stupéfiés par ce geste, s'interrogent.
La Remplaçante. Rue Josaphat, Vidéo Poisse, L'amour à boire, Journal de Jamila, Depuis ta mort...
Les romans de Frank Andriat rencontrent un grand succès auprès des adolescents. En quelques années, il est devenu un auteur incontournable. Lorsqu'il n'écrit pas, Frank Andriat enseigne le français à l'athénée Fernand Blum de Schaerbeek.

 

Ce roman traite avec pudeur et émotion du sujet de l'homosexualité, restituant avec vérité la souffrance qui habite ces adolescents découvrant leur attirance pour d'autres garçons. Le récit fait alterner habilement les différentes réactions. Il y a tout d'abord celle de Réginald, qui ne comprend pas les "tapettes" et qui refuse d'entendre le discours de tolérance de sa mère ; puis celle de Philippe qui fait son coming-out provoquant une inéluctable rupture avec son ami Réginald. Entre eux, se trouve Elsa, celle qui avait obligé Philippe à reconnaître son homosexualité et qui va l'aider à s'accepter. Un petit roman choc qui atteint bien son objectif et qui pourra trouver son utilité dans le cadre de discussions autour de ce sujet délicat.

Site  : www.choisirunlivre.com

 

 

Christophe Lambert est né 1969. Après un diplôme de réalisateur audiovisuel, il travaille pour la télévision puis se consacre à la littérature. Il alterne les genres (polar, fantastique, récit historique) avec, toutefois une nette prédilection pour la science-fiction. Christophe Lambert a maintenant publié près de trente romans et vit de sa plume. Après La Brèche et Zoulou Kingdom, voici une plongée terrifiante au cœur de la jungle birmane.

 

Dans ce court roman à trois voix, Réginald, Philippe et Elsa évoquent avec beaucoup de pudeur le suicide de leur camarade Loïc, un adolescent mal dans sa différence. L’auteur enseigne le français outre-Quiévrain ; pédagogue, il sait éviter les écueils du récit de prescription. Son récit traque les regards qui tuent, les mots qui désespèrent, les blagues faciles et assassines. Dans la lutte à mener contre l’homophobie, l’ennemi est partout, surtout là où on ne l’attend pas.

                                      François Rahier – Sud-Ouest Dimanche – 25 mai 2008

 

 

Frank Andriat est né à Bruxelles en 1958. En 1976, son premier recueil de poèmes est couronné par l’Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique.  Après des études à l’Université Libre de Bruxelles, il devient professeur de français dans un lycée de la région bruxelloise où il travaille depuis 1980. Auteur de romans, de nouvelles et d’essais, mais également de polars et de nouvelles fantastiques, Frank Andriat est « l’auteur le plus lu en Belgique francophone par les jeunes adolescents ».

 

 

 

 

Un lieu incertain   De Fred Vargas

Edition : Viviane Hamy 2008

 

un lieu incertain.jpgAdamsberg part pour trois jours de colloque à Londres . Estalère, le jeune brigadier, et Danglard sont du voyage. Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard , Radstock . Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate . Des chaussures - avec des pieds dedans - font face au cimetière, 'un des cimetières romantiques les plus baroques de l'Occident', un lieu macabre, gothique, unique. Tandis que l'enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confronté à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue. De fil en aiguille, Adamsberg remonte une piste de vampires, et de tueurs de vampires, jusqu'en Serbie . Le commissaire est au centre du roman , dans tous les sens du terme.

 

Dans ' Un lieu incertain ', la forêt est particulièrement dense et les sentiers buissonniers innombrables. Mais Vargas a le don des personnages à tiroirs, des figures doubles, invraisemblables et géniales, qui rattrapent par quelques trouvailles langagières les petites incohérences narratives.

Violaine de Montclos - Le Point - (19 Juin 2008)

 

On avoue avoir pris beaucoup de plaisir à tenter de deviner comment elle allait s'en sortir cette fois-ci. Par quelle malice elle parviendrait à relier les deux scènes si typiquement « vargassiennes », cocktail de violence ancestrale et de distance poétique, à l'origine de toute l'histoire. Il faut dire que, pour ce dixième roman, Fred Vargas n'a pas choisi la voie de la facilité. Tout commence à Londres, devant le très ancien cimetière de Highgate, par la découverte d'une vingtaine de chaussures, toutes dirigées vers la porte, « comme si elles voulaient entrer ». Des chaussures avec des pieds dedans, tranchés à hauteur des chevilles. A peine ses personnages ont-ils le temps de se perdre en conjectures que l'histoire rebondit dans la région parisienne. Le commissaire Adamsberg se retrouve face au corps d'un homme littéralement pulvérisé, réduit à l'état de particules projetées sur les murs de son pavillon. A ce point du récit, le lecteur jubile.
Par quel miracle Fred Vargas arrivera-t-elle à creuser le tunnel entre les deux scènes, la britannique et la française ? On ne racontera rien, évidemment. Sinon que tout se joue sur le fil, infiniment subtil, de l'imagination et des mots, étrangers en particulier. Et qu'il faudra mille méandres, quelques incursions aux frontières du fantastique et un grand détour par les bords du Danube pour que le charme opère une fois encore. Un lieu incertain est un conte policier qui vous scotche de la première à la dernière page, une fantaisie littéraire d'une singulière liberté. Un pied de nez à la mort, dont l'auteur a décidément le secret.

Michel Abescat - Telerama - 28 juin 2008

 

 

Fred Vargas

Née à Paris en 1957. Elle a raccourci son prénom et choisi de porter le nom du personnage d' Ava Gardner dans ' La Comtesse aux pieds nus ', qui est aussi le pseudonyme de sa soeur jumelle, Jo , peintre de son état. Sa mère scientifique a naturellement influé sur le choix de sa carrière : archéologue, chercheur au CNRS et spécialiste du moyen âge, Fred Vargas travaille sur le rat depuis plus de vingt ans et a publié récemment ses travaux. Son pè re, qu'elle présente comme un ' encyclopédiste humaniste ' n'a jamais publié ses nombreux ouvrages. Fred Vargas quant à elle, écrit depuis longtemps des  mais les publie depuis peu, grâce à la confiance de son éditrice Viviane Hamy . 270 000 exemplaires de son roman ' Pars vite et reviens tard ' ont été écoulés en France et l'ouvrage a été acheté dans vingt-cinq pays. Son premier roman , 'Les Jeux de l'amour et de la mort', a reçu le prix du roman policier au festival de Cognac . Son deuxième, L' Homme aux cercles bleus ' obtient le prix du Polar de la ville de Saint-Nazaire . Il marque également l'apparition du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, qui deviendra le héros récurrent et attachant des romans policiers de Fred Vargas . En 2006, elle publie ' Dans les bois éternels '.

 

 

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